Philosophie

Je ne fais jamais de feu car pour moi ce n’est pas une nécessité. La récupération du bois, l’allumage et l’entretien  sont  des phases qui peuvent être longues et éreintantes.

L’armement est inutile ; la chasse s’effectue de nuit et engendre travail et fatigue supplémentaires (dépeçage, chauffage, etc.). Aussi la quantité de nourriture acquise sera  bien supérieure à nos besoins (plusieurs kg de viande pour une personne).

Un fusil peut être utile pour parer à un danger immédiat mais cela impose une progression avec une arme prête à l’emploi, peu commode en forêt. De plus nous devenons alors prédateurs et les animaux deviennent plus méfiants. Le poids de l’arme et celui des munitions ne font que ralentir la marche.

Personnellement, je ne marche jamais la nuit pour des raisons de sécurité. Si le manque de visibilité augmente le risque d’accident, la probabilité de rencontrer des animaux en chasse, des insectes, notamment l’anophèle qui évolue principalement la nuit est aussi plus importante.

Je veille aussi à ne pas layonner afin de ne pas perturber les écosystèmes. Si j’utilise la machette - avec parcimonie -, c'est uniquement pour écarter les branchages et préparer mon bivouac.

Je conserve mes déchets jusqu'à la destination finale.

Comme je l'ai dit plus haut, principaux risques résident dans les traversées de cours d’eau, mais aussi dans les chutes d’arbres, imprévisibles.

Il m'est déjà arrivé de me trouver à proximité de garimpeiros, de serpents et d'insectes divers ; j'ai même été à quelques mètres d'un jaguar, sans avoir eu le moindre problème...

Morpho

Santé

Une fois seul en forêt nous ne devons pas négliger ce sujet.

Des notions de secourisme et une bonne trousse de secours sont essentielles.

Celle-ci doit être complète et adaptée. Dans mon cas je n’ai pas vraiment fait d’économie « volume/ poids ».

J’ai donc confectionné 2 trousses:Une d’appoint et une autre, plus grande, dans un sac étanche (pour un total d'environ 1kg)

Vous trouverez en pièce jointe leurs compositions.

Pour les douleurs physiques ressenties :

-Dos (suite au port du sac de 23 kg - le principal - +7 kg en ventral, ou parfois à cause d'une petite course de 300 m en descente)

-Petites ampoules sur les orteils : le démarrage est difficile au matin, mais le pied s’adapte et trouve la meilleure position dans la chaussure au bout de 30 à 40 minutes.

-Nous pouvons avoir des échauffements entre cuisses. (Application de gras ou pommade)

-La nuit, les chairs humides peuvent se contracter au niveau des pieds et testicules. (Doliprane)

L’élément qui devra requérir le plus d'attention est le pied qui doit être préservé à tout prix. Il faut aussi se prémunir contre les diarrhées.

Il est également impératif de traiter l’eau avec des tablettes désinfectantes.

Je souhaiterais aussi parler du tabac sans en faire la promotion ; c'est un point personnel,.

En forêt, j’apprécie le fait de fumer. Cela procure un peu de chaleur et permet de se ménager une pause.

De plus, si vous êtes non-fumeur comme moi, cela procure un certain effet euphorisant permettant de

supporter certaines épreuves.

phasme

Alimentation

Le besoin calorique pour une personne entre 60 et 75 kg se situe entre 2500 et 3500 kcal.

Pour un trek, cela représente : 130g de protéines, 96g de lipides et 518g de glucides par jour.

On peut en déduire un besoin d'environ 100 kcal pour 15 minutes d’effort.

Prévoir du lyophilisé adaptable au point d’eau trouvé.

Prévoir des boîtes avec de la nourriture solide à consommer chaude ou froide.

Prévoir 2 moyens pour boire :

1 moyen traité à base de tablette. (1 heure de traitement) et 1 moyen rapide type paille filtrante.

Prévoir un aliment plaisir (ou récompense) ;des bonbons par exemple.

Prévoir des vitamines en comprimé (il n'y aura pas forcement d’eau pour les consommer).

Des boissons isotoniques sont intéressantes pour les sels minéraux et la récupération.

Un apport de caféine est souhaitable. À l’emploi les gommes semblent les plus appropriées mais une pause-café reste appréciable.

Le tabac - avec modération - permet d’atténuer la faim et d’apporter un peu de réconfort.

Je l'ai dit, je suis non-fumeur, mais je fume 1 à 3 cigarettes roulées par jour en forêt.

Et n'oublions pas : il faut conserver ses déchets et écraser les boîtes métalliques.

Casse croute sur la piste bélizon

Transport et hebergement

Il existe plusieurs moyens de transport pour aller en Guyane. Le plus courant est l’utilisation de l’avion. Il y a 2 liaisons régulières, Air France et Air Caraïbes. Les tarifs sont quasiment équivalents. Léger avantage pour Air France qui permet d’arriver en Guyane entre 14h30 et 16h30 de trajet, suivant les périodes.

A l’intérieur nous pouvons nous déplacer en taxi de l’aéroport à Cayenne, pour environ 40€. En bus interurbain pour les liaisons dans Cayenne, le prix est de 2€. Pour les parcours les plus longs, se sera en bus ou taxi collectif . Nous pouvons trouver les minis bus au niveau de la crique. Sur la rive sud, les liaisons se font en direction de Regina ; sur la rive nord les liaisons vont vers Saint-Laurent du Maroni. Pour les tarifs il faut compter par exemple 25 € pour aller à Regina et plus d’1 heure de parcours.

Les vols intérieurs sont appréciables ; les tarifs sont variables suivant les destinations (entre 50 et 100€). Les horaires sont globalement respectés et nous pouvons payer par carte bancaire. Ils sont très arrangeants.

Sur l’eau nous nous déplaçons en pirogues.

Pour l’hébergement, je privilégie l’hôtel, pour l'arrivée et pour le départ, pour la mise et remise en condition.

Il faut compter entre 60 et 70 € avec le petit déjeuner - d’ailleurs très copieux - à l’hôtel Marmotte de Matoury.

Pendant longtemps, j’allais à l’hôtel Madeleine, proche de Cayenne et au Toucan à Saint-Laurent.

En forêt, c’est bivouac « bâche-hamac ». J’utilise les structures naturelles existantes pour éviter les atteintes à l’environnement.

A Saul il existe 2 types d’hébergement : des carbets-hamac et des bungalow. En 2019, j’ai apprécié le logement hamac chez Kami, avec douche, toilettes et coin cuisine.

Le tarif des carbets varient entre 11 et 15 €.

Ce ne sont pas les seuls, il existe aussi d’autres carbets très fréquentables.

Les bungalow TIKAZ au centre de Saul sont « tout confort » . À proximité, tous les mercredis il y a le marché de Saul.

A Maripasoula je logeais en carbet « Au Terminus ».

Bivouac piste bélizon