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Le sac est essentiel car il va conditionner la bonne conduite du périple. Il doit être léger et résistant. (Il devra au moins tenir le temps de la traversée)
J’ai testé plusieurs types de sacs de randonnée, du chinois au militaire en passant par le sac de plongée. La claie est appréciable pour le confort de transport notamment pour les charges lourdes. L’ouverture par-dessus est à éviter car il faut alors tout sortir pour récupérer ses affaires. Une ouverture faciale est conseillée.
Un petit sac étanche sera lui aussi utile afin de garder ses sous-vêtements et au moins un T-shirt au sec. Le reste des effets sera donc humide.
Il est indispensable de prévoir un sac poubelle pour protéger le sac en suspension (la nuit), ainsi qu'une housse de pluie. Ajouter une petite housse amovible que l'on pourra facilement sortir avec le nécessaire du jour, préparé la veille, comme le repas, par exemple.
Un deuxième sac de 10 à 15 l peut être très utile. On pourra le conserver et l’utiliser en sac d’appoint avec lampe, GPS, carte pour la progression, à garder la nuit dans son hamac.
L’équipement pour dormir se limite à un hamac-moustiquaire avec une bâche et une couverture polaire.
Pour les moyens radio. J’ai choisi une balise de positionnement SPOTGEN3. Le matériel HF est lourd et nécessite d'en maîtriser l’utilisation.
Les traversées de cours d'eau représentant de principal danger, je place toujours 1 à 2 bouées pour les franchissements difficiles.
Attention ! Avant de lever de camp, il faut toujours vérifier sac et chaussures.
Lors de la progression nous éviterons au maximum de mettre les pieds dans l’eau.
Il faut aussi éviter cambrousses et bambouseraies.
Pour ma part, je progresse dans la mesure du possible en ligne de crête.
Les criques et rivières sont des barrières naturelles, mais aussi des guides. Il ne faut pas hésiter à traverser les criques, mais en étant attentif aux courants parfois différents et surprenants lors de la traversée de la coupure.
Je suis plutôt de la vieille école et j'utilise donc volontiers des cartes papiers.
Je fais donc des points GPS toutes les heures dont je reporte les coordonnées sur la carte.
Lorsque nous sommes seul, la boussole est utilisée sans jalon. Il faut essayer de viser un point caractéristique et renouveler souvent les azimuts.
Attention, le sol est glissant et boueux et il faut éviter les obstacles sans trop s’écarter de la piste.
Avant le franchissement d'un chablis, nous devrons bien jauger et identifier l’obstacle qui pourra parfois servir de refuge aux araignées, serpents, scolopendres, scorpions, etc.
Il faudra aussi s'attendre à subir parfois de violentes attaques de fourmis.
Dans la limite du possible il est déconseillé de s'agripper aux arbres à cause des épines, des chenilles urticantes, mouche à feu et autres.
En ce qui me concerne, j'ai de solides bases d’endurance, ayant fait mes classes dans le demi-fond.
J’entretiens ces qualités en courant 2 à 3 fois par semaine avec une pratique du vélo 4 fois par semaine.
Quotidiennement, j’effectue des exercices de renforcement des muscles lombaires pour le gainage de la colonne vertébrale (tractions).
En opposition je travaille des abdominaux hauts et bas.
Il n'est pas inutile de renforcer les épaules pour mieux supporter le sac : pompes et exercices ciblés.
Ces exercices peuvent être réalisés chez soi ou au bureau. Dans l'idéal, un parcours sportif, une salle, des agrès en plein air conviennent très bien !
Nous devrons établir des valeurs étalons.
Par exemple : Une personne qui a déjà effectué des courses de 10, 20, voire 100 kilomètres sera psychologiquement toujours capable d’effectuer ces distances par la suite. Il en est de même pour la marche. Marcher 8h par jours ou 80 km restent des valeurs établies et assimilées psychologiquement.
Avant tout, il faut surtout être en bonne santé physiologique générale et avoir un bon mental. e sac est essentiel car il va conditionner la bonne conduite du périple. Il doit être léger et résistant. (Il devra au moins tenir le temps de la traversée)
N'oublions pas que l’homme est né dans la forêt qui est de fait son milieu naturel.
Grâce à notre instinct et à notre intelligence, nous arrivons à nous adapter rapidement.
À ce sujet, un petit point sur le survivalisme. Je n’aime pas beaucoup ce terme en vogue, car trop lié à une vision pessimiste découlant d'une catastrophe, d'un drame et où l’instinct de survie animal ressurgirait. C’est très réducteur pour l’intelligence humaine.
Nous devons le respect aux hommes de bonne volonté qui ont sacrifié leur temps, parfois leurs vies au profit des autres pour mettre au point des inventions améliorant notre quotidien.
L’homme est capable de vivre dans n’importe quel milieu avec les moyens les plus appropriés, c’est-à-dire le matériel conçu spécifiquement. Pourquoi faire du feu avec une pierre à feu alors que nous avons des briquets ?




